Caractère du Rott

Son caractère

(source : Livre « Le Rottweiler » aux éditions Artémis)

 

Une fausse brute

Le rottweiler à du caractère, mais il est loin d'avoir mauvais caractère. Il n'est pas la brute que l'on veut nous faire croire. Pas agressif s'il est correctement cadré, c'est un chien fiable et équilibré, sur lequel tous les membres d'une famille peuvent compter, enfants y compris.

Le rottweiler apparaît malheureusement, avec d'autres de ses congénères, comme étant le digne représentant de la génération « chiens dits dangereux » aux yeux de l'opinion publique.

Quelle méprise ! Des accidents mortels ont eu lieux, mais à aucun moment on n'a cherché à expliquer que ces accidents pouvaient être évités, si les chiens avaient été correctement socialisés et éduqués. On n'a jamais montré tous ces rotts qui vivent en famille, ceux qui travaillent et sont capables d'exploits extraordinaires. Le contre-exemple, dans ce style de médias, ça n'existe pas !

Le rottweiler ne manque pas de caractère mais n'a pas...mauvais caractère. Chien de travail, c'est aussi un excellent chien de famille.

 

Rien à redouter

Car il n'y a absolument rien à redouter d'un rottweiler qui aura suivi un parcours de vie normal. A savoir : ne pas être séparé de sa mère et de sa fratrie trop tôt, être socialisé à l'élevage puis chez son nouveau maître et recevoir, avec l'appui d'un club canin s'il le faut, une éducation dans les normes.

Le passage par un club d'éducation peut permettre à ceux qui on peur de commettre des erreurs d'être utilement conseillés dans l'éducation de leur chien. Et pourquoi pas, de découvrir les joies de la pratique d'un sport : un aubaine pour le rottweiler, qui à besoin de se dépenser pour son équilibre psychique et physique.

Il ne faut pas confondre le manque de fiabilité d'un chien non socialisé, vendu à la sauvette, aux origines douteuses et qui peut être source de mille problème de comportement, avec un chien issu d'une bonne lignée, loyal, et qui, avec une éducation correctement menée, fait partie des chiens les plus agréable à vivre qui soient.

Certes, le rottweiler ne manque pas de caractère, mais lorsque l'on ne cherche pas un chien avec du tempérament, on se dirige vers une autre race.

Le rottweiler est un chien franc, entier. Très dévoué à sa famille, il apprécie de faire plaisir à son maître. Il n'est pas têtu à outrance. La récompense ou les félicitations valent mille fois mieux que les brimades et la punition, et c'est dans le jeu que l'apprentissage a les meilleures chances de porter rapidement ses fruits.

 

Respect réciproque

Bien entendu, son maitre ne devra pas utiliser la force, car il est tout de même un peu sensible, notre molosse ! Il ne faut pas non plus le casser au point qu'il perde tout répondant, ni le saturer. L'apprentissage des ordres de base se fera au fur et à mesure, sans que jamais une expérience ne se conclue sur un échec.

A son arrivée, avant de vouloir lui apprendre tout d'un coup, il est important de poursuivre le travail de socialisation. Cela passe par la découverte, pour le chiot rottweiler, de bruits, d'odeurs, d'ambiances, de personnes et d'animaux nouveaux. Là non plus, sans forcer les choses. Le bruit de l'aspirateur, oui, mais pas en lui collant le tuyau près des oreilles ! La foule, oui, mais pas 3000 personnes ! Il faut rester logique.

Les choses devront être claires dès le début pour le rottweiler, afin qu'il trouve sa place et sache la tenir. Le maître devra s'imposer comme étant le chef de meute. Toute la famille devra aller dans le même sens pour que les interdits soient clairement identifiés et assimilés par le chien. Pas question de céder à un caprice on plus. Il faudra être patient et constant, car le rottweiler, comme tous les molosses, a une maturité tardive.

Quel que soit le chien, du plus grand au plus minuscule, les enfants doivent toujours rester en leur compagnie sous la surveillance d'un adulte.

Le rottweiler a tendance à être dominant et les mâles ont parfois quelques difficultés à se « supporter » ; une bonne socialisation est donc nécessaire.

Un chien citadin ou campagnard

La vie en appartement est tout à fait envisageable si l'on se montre disponible et que l'on à le temps nécessaire à consacrer à son rottweiler. Bien sûr son gabarit oblige d'avoir un appartement que ne soit pas un studio, mais le plus important reste qu'il puisse se dépenser à sa guise et passer le plus de temps possible avec son maître. Attention, sans cela, vous pourriez lui découvrir des talents de décorateur d'intérieur ! Un grand jardin peut être un plus, mais le rottweiler serait finalement malheureux s'il y était livré seul des journées entières. La place de ce chien est au sein du foyer, dont il apprécie non seulement la chaleur, mais aussi le partage des tâches.


Propreté : la bête noire des maîtres

La propreté est souvent, avec les premières nuits du chiot, le cap le plus difficile à passer pour les maîtres. Il n'y a pas de recette miracle, de trucs ou astuces qui fonctionnent à coup sûr.

Il faut tout d'abord être disponible dès que le chiot aura terminé de manger, il faudra le conduire là où il doit faire ses besoins. Il est des signes qui ne trompent pas. S'il commence à tourner en rond, flaire le sol et s'accroupit... n'attendez pas et sortez-le, puis félicitez-le dès qu'il à fait ses besoins.

Tout au début, le maître peut habituer le chiot à faire ses besoins sur un journal ou sur une couche spécialement conçue à cet effet, que l'on trouve dans le commerce. L'un et l'autre seront bien entendu renouvelés régulièrement. Certains maîtres ont obtenus de bons résultats en rapprochant petit à petit le journal près de la porte d'entrée, jusqu'à le déposer dans le caniveau. Faut-il encore vouloir sortir et déposer tout le long du trottoir du papier journal ! Il faudra de toute façon lui apprendre ensuite le « réflexe caniveau », en pensant à toujours avoir sur vous une poche ou un papier absorbant pour ramasser en cas d'accident. Avoir un chien c'est aussi faire preuve de civisme. A Paris, par exemple, il est désormais obligatoire de ramasser, dans le caniveau aussi bien que sur la chaussée, sous peins d'une amende de 128 euros. De plus en plus de villes appliquent cette règle, ce qui rend parfois difficile d'avoir un chien en agglomération.

Pour lui apprendre ce réflexe, c'est très simple : dès qu'il s'accroupit, tirez-le vers le caniveau. Il aura vite compris et, par la suite, il ira de lui-même à cet endroit dès qu'il aura envie de faire ses besoins. Surtout, souvenez-vous : les récompenses et les compliments sont mille fois plus efficaces que les réprimandes et les punitions.

 

Savoir lui parler

Le premier mot à lui apprendre sera son nom. L'idéal, pour la « communication » de tous les jours, est un nom à deux syllabes au maximum, qui « percute » bien. A noter que l'emploi de son nom doit être utilisé à bon escient, c'est-à-dire lorsque l'on à besoin de capter son attention.

Concernant les ordres, plus que les mots, c'est le ton sur lequel ils sont prononcés qui est le plus important. Le chien serait capable d'en apprendre une cinquantaine en moyenne. Ces mots qui servent à lui donner des ordres sont davantage pour lui des sons, souvent associés à une attitude ou à un geste de la part du maître. L'intonation est donc primordiale, et elle doit être constante : toujours le même mot, sur le même ton, pour le même ordre, sinon le chien aura du mal à fixer des repères clairs. On remarquera que le fait d'abaisser la main pour lui intimer l'ordre de se coucher, par exemple, peut être obtenu en employant un mot différent, mais prononcé sur le même ton !

C'est en cela que le geste qui accompagne l'ordre n'est pas à négliger. Le « non » : cet ordre prononcé fermement (la voix grave est à préférer à la voix aiguë) pourra être utilisé en maintes circonstances et devrait suffire à vous faire obéir de votre compagnon.

Pour la marche en laisse, vous pourrez commencer à habituer le chiot à porter son collier, puis à faire quelques pas dans l'appartement ou la maison, sans forcer et sans tirer : cela doit rester un jeu pour lui, et non pas une contrainte. Lorsqu'il commencera à marcher, réfrénez ses envies de tirer en donnant un coup sec sur la laisse. Vous pourrez envisager de détacher votre chien que lorsqu'il aura assimilé les autres ordres, parmi lesquels le rappel.

Le rappel s'obtient avec de la patience, surtout sans lui hurler dessus parce qu'il s'obstine à faire la sourde oreille, en faisant toujours en sorte que le retour vers le maître soit un moment de plaisir.

Le « assis » peut s'apprendre au moment de la marche en laisse : accompagnez le geste de la parole et, en soulevant la laisse de la main droite, appuyez sur la croupe du chien de l'autre main. Cet ordre est très utile dans la vie de tous les jours, avant de traverser une rue, par exemple.


Le « couché » peut être un peu plus difficile à obtenir, car chez certains chiens, il correspond à une position de soumission. On peut se servir du « assis » pour obtenir le « couché ». Accompagnez l'ordre d'une pression sur les épaules en l'incitant ainsi à s'aplatir par terre. On peut aussi lui tirer es pattes avant pour les faire glisser sur le sol, toujours sans contrainte, et sans saturer le chien.

C'est lorsqu'il aura assimilé ces ordres que vous pourrez lui apprendre le « reste assis » et/ou « reste couché », en vous éloignant de lui pour aller vous cacher, par exemple. Revenez vers lui et répétez l'ordre s'il se lève. Tentez de vous éloignez à chaque fois davantage.

 

L'instinct de garde

D'instinct, le rottweiler se révèle d'être un excellent chien de garde. Nul besoin de le stimuler dans ce sens, surtout lorsque l'on est novice. Quand il aboie, c'est toujours à bon escient, parce qu'il à repéré ou senti quelque chose d'inhabituel. Sa méfiance envers les inconnus ne dure jamais bien longtemps et, avec l'aval de son maître, c'est un nouveau copain qu'il accueillera avec force démonstration de joie ou bien en apportant ses jouets préférés, comme une invitation au jeu.

S'il n'est pas franchement pot de colle, il est très porté sur les câlins ! Derrière son apparence bourrue se cache un chien tendre, sensible, fidèle et très courageux, au point de sacrifier sa vie pour celle de ses maîtres. On retrouve ce dévouement chez les rotts utilisés dans des missions humanitaires.

On l'aura compris, l'éducation d'un rottweiler n'est pas à prendre à la légère. Le néophyte pourra orienter son choix vers une femelle, plus malléable, car moins lourde et plus douce, mais en aucun cas moins gardienne que le mâle, ni moins protectrice envers sa famille.

Le rottweiler se destine aussi bien à une famille (avec ou sans enfants) en quête d'un bon compagnon et d'un bon gardien qu'a un maître désireux de se lancer dans une discipline canine avec son chien, ou qui souhaite tout simplement avoir un chien partageant tous les instants de sa vie et l'accompagnant dans son jogging. Pour les maîtres non férus de sports canins, de simples balades et randonnées avec leur rott pourront tout à fait le combler. Mais en aucun cas le rott n'est un chien de canapé !

Le rottweiler à besoin d'un maître responsable et « à la hauteur ». Son image aux yeux du grand public en dépend. Il y a plus d'efforts d'éducation à fournir qu'avec d'autres chiens, mais même sin on ne peut que le regretter, le rottweiler acquerra ses lettres de noblesse uniquement à ce prix.

Le rottweiler n'est pas fait pour vivre en chenil et à besoin de partager la vie de son noyau familial.

Très proche des enfants, le rottweiler est d'une grande patience avec eux et très protecteur.

Il est important de poursuivre la socialisation et lui apprendre sans tarder les ordres de base, avec passion, patience et respect.

Par le jeu, on apprend beaucoup au rottweiler, qui aime faire plaisir à son maître en restituant les ordres appris.

 

D'autres animaux sous le même toit ?

Le rottweiler peut tout à fait vivre avec d'autres animaux (chats, rongeurs etc...). Il faudra cependant l'habituer très tôt à leur présence, comme à côtoyer des congénères. Cela fait partie de la socialisation que le maître doit poursuivre après celle entreprise à l'élevage. C'est certainement les rapports qu'il entretient avec les autres chiens qui constituent le défaut majeur du rottweiler, principalement les rapports que peuvent avoir les mâles entre eux. Il s'agit d'une dominance naturelle que l'on rencontre chez bien d'autres races. Il faudra faire en sorte, durant son plus jeune âge, de multiplier les occasions de rencontres entre chiens, d'encourager les parties de jeux et de réfréner toute tentative de dominance brutale du partenaire. L'apprentissage de la marche en laisse et le rappel se feront aussi sans attendre, afin de ne pas avoir affaire à un chien intenable et ingérable.


L'ange gardien des enfants

Le rottweiler adore les enfants. Il s'entend très bien avec eux et supporte même bon nombre de leurs tracasseries. En revanche, comme avec n'importe quel chien, il est indispensable d'exercer une surveillance constante. Un enfant ne doit pas être laissé seul avec un chien, quelle que soit la race, même parmi les plus petites. Le rottweiler n'est pas toujours conscient de sa force et il faut également faire attention aux bousculades. En tout cas, il prendra naturellement les enfants de la maison sous sa protection. C'est généralement une grande histoire d'amour entre le rott et les enfants : tour à tour copain de jeu et confident, il rempli ses missions de nounou et d'ange gardien à merveille.

 

 

 

 

 



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